« Charles Camoin, un fauve en liberté », Musée de Montmartre

Du 11 mars au 11 septembre 2022

Le Musée de Montmartre consacre une importante exposition à Charles Camoin (Marseille 1879-Paris 1965), figure méconnue du fauvisme. Sous le titre Charles Camoin, un fauve en liberté, l’exposition propose une redécouverte de son œuvre et réunit une centaine de peintures et dessins, dont certains inédits ou rarement montrés, et ce à l’emplacement même de l’un de ses ateliers, le 12 rue Cortot qu’il occupa en 1908.

À la fois chronologique et thématique, le parcours retrace la trajectoire artistique de Camoin, souvent qualifié de « fauve méditerranéen ». L’accrochage explore plusieurs épisodes de sa vie qui ont permis de l’inscrire, à partir de ses liens avec Paris et la bohème montmartroise, dans le cercle de l’avant-garde internationale : d’abord sa formation parisienne à l’École des Beaux-Arts – où il se lie avec Matisse, Marquet et Manguin – et son affiliation au fauvisme ; puis sa période expressionniste, à la fois marquée par sa relation avec la peintre Émilie Charmy, la destruction de l’ensemble des toiles de son atelier en 1914 et sa mobilisation durant la Première Guerre mondiale ; enfin, ses années de maturité où il poursuit ses recherches sur le nu féminin et le paysage.

Regarder l’œuvre de Charles Camoin, c’est suivre au plus près une quête artistique ayant pour principaux cadres non seulement le Sud de la France et les rives de la Méditerranée – d’où il est originaire – mais aussi Paris et Montmartre – où il a vécu toute sa vie.

La découverte de la lumière méridionale a constitué pour ses camarades un facteur décisif dans l’élaboration du fauvisme, le « vaillant Marseillais, Carlos Camoin » comme le surnommait Cézanne, de cultiver toute sa vie durant cet émerveillement. À rebours, c’est en allant vers le Nord qu’il a rejoint le fauvisme et où il a sans doute apporté sa culture méditerranéenne.

Car, si le peintre revendique son indépendance artistique et opte pour une approche sensualiste et hédoniste toute personnelle, son œuvre partage avec celle de ses camarades des spécificités communes : l’affranchissement de l’imitation du réel, la recherche d’une expression intuitive, la simplification des formes, l’autonomisation relative de la couleur, ou encore l’apparence d’improvisation rapide.

Ses tableaux demeurent toujours une construction fondée sur l’harmonie colorée : son but est celui d’une expressivité plastique, une forme de réalisme lyrique, laquelle se place dans la perspective du fauvisme.

Commissariat
Assia Quesnel, historienne de l’art et responsable des archives Camoin
Saskia Ooms, responsable de la conservation du Musée de Montmartre

« Montmartre & la Commune », Musée de Montmartre, salle Poulbot

Eté 2021

Engagée depuis juillet 1870 dans la guerre contre la Prusse, l’armée française capitule à Sedan le 2 septembre, entraînant la chute du Second Empire et la proclamation de la République deux jours plus tard.

Paris, siège du nouveau gouvernement, choisit de résister à l’invasion prussienne. Le siège de la ville, long et pénible, s’achève le 28 janvier 1871 avec la signature de l’armistice, laissant un goût amer à ses habitants, humiliés. Paris gronde.

Le 18 mars 1871, l’armée de Thiers tente de récupérer les canons entreposés sur la Butte Montmartre ; habitants et gardes nationaux s’y opposent, Paris se soulève : c’est le début de la Commune de Paris. S’ensuivent 72 jours d’insurrection et de combats entre fédérés et Versaillais, au cours desquels Montmartre joue un rôle décisif. La « Semaine sanglante » met fin à cette parenthèse intense et passionnante de l’Histoire, laissant derrière elle des milliers de victimes.

A l’aide de documents originaux issus des archives de la Société du Vieux Montmartre (photographies, gravures, lettres, documents officiels, coupures de journaux…), revivez l’histoire de la Commune là où elle a commencé.

Une exposition organisée par la Société du Vieux Montmartre, avec le soutien du Musée de Montmartre et de la Mairie du 18e.


 

« Le Paris de Dufy », Musée de Montmartre

Jusqu’au 2 janvier 2022.

Le Musée de Montmartre présente l’exposition « Le Paris de Raoul Dufy », avec la participation exceptionnelle du Centre Pompidou et en partenariat avec le Mobilier national et les manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie.

Né le 3 juin 1877 au Havre, Raoul Dufy s’installe à Paris après ses études pour se perfectionner dans l’atelier de Léon Bonnat. Il y retrouve Emile-Othon Friesz, avec qui il partage un atelier au 12 rue Cortot, l’actuel Musée de Montmartre. Le jeune Raoul passe beaucoup de temps à arpenter les rues, les quartiers et les musées parisiens.

Il rencontre en 1909 le couturier Paul Poiret et grave les illustrations du recueil « Le Bestiaire ou Cortège d’Orphée » pour le poète Guillaume Apollinaire. Poiret lui propose d’en transposer les motifs sur textiles. L’intérêt de l’artiste pour les arts décoratifs commence à s’affirmer.

En 1911, il s’installe avec son épouse au 5, impasse Guelma à Montmartre et crée « La petite Usine » avec Paul Poiret, une entreprise d’impression de tissus au 141 boulevard de Clichy et signe un contrat avec la firme Bianchini-Férier. Cette nouvelle activité lui permet de s’exprimer en tant que créateur de tissus et de décorateur.

A partir de 1923, les monuments parisiens inspirent Dufy et il réalise des cartons de tapisserie et un paravent sur ce thème pour la manufacture national de Beauvais. D’autres cartons de tapisserie permettront la réalisation à Aubusson de deux nouvelles tapisseries en 1934 et 1937. Cette même année, il réalise son œuvre monumentale La Fée électricité pour l’Exposition internationale des arts et techniques. Il meurt le 23 mars 1953 à Forcalquier dans le département français des Alpes- de- Hautes- Provence.

« Le Paris de Dufy » a choisi de montrer et d’étudier la thématique de Paris au travers de l’œuvre de Raoul Dufy, motif qui n’a jamais été traité jusqu’à aujourd’hui. L’exposition présente plus de 200 œuvres : peintures, dessins, lithographies, mais aussi mobilier et tapisseries, issus de grandes collections françaises publiques et privées.


 

Actualités des collections


- Déflagrations, Mucem de Marseille, 19 mai au 29 août 2021
 
Déflagrations, c'est une exposition de plus de 150 dessins provenant de musées, d'archives, mais aussi d'ONG, de psychiatres et correspondants de guerre. Elle met à l'honneur l'art des enfants, qui après avoir côtoyé la mort de près dans des situations de guerre ou de crimes de masse, se racontent à travers le dessin. Le Vieux Montmartre a prêté pour l'occasion des dessins issus du fonds de la "Guerre des crayons", réalisés lors de la Première guerre mondiale.
 
Prêt de dessins issus du fonds de la « Guerre des Crayons ».


- Le Joker, un fou au pays des cartes, Musée français de la carte à jouer, Issy les Moulineaux, 19 mai au 14 août 2021
 
Apparue au XIXe siècle, la carte du Joker s'inspire de l'image complexe du fou, apparue au Moyen-Âge. Synonyme de chance, il se montre également inquiétant, allant jusqu'à inspirer l'un des ennemis jurés de Batman.
 
Prêt d'un dessin préparatoire du premier Joker français, par Henri Bellery-Desfontaines.


- Aux origines de la BD : l’imagerie populaire, Musée de l’Image d’Epinal, Vosges, du 26 juin 2021 au 2 janvier 2022.
 
A travers 200 œuvres, le musée de l'Image d'Epinal remonte aux sources de la bande-dessinée. Dès le 18e siècle, la caricature politique, l'imagerie et le dessin de presse ont ouvert la voie à ce genre littéraire en mêlant habilement image et textes.
 
Prêt de l'affiche de la Tournée du Chat Noir, ainsi que des dessins de Willette, Steinlen, etc. publiés dans Le Chat Noir.



 
- Enki Bilal – Reconstrukt ?, galerie Barbier, Paris, du 9 juillet au 28 août 2021.
 
Après avoir participé à l’exposition « Déflagrations » du Mucem, Enki Bilal investit la galerie Barbier cet été. Il y montrera des œuvres inédites, ainsi qu’un parcours d’exposition sur le thème de l’amour, l’enfance et la guerre, pour lequel nous prêtons un dessin d’enfant issus du fonds de la « Guerre des crayons ».


 

LA GUERRE DES CRAYONS

Histoire d’un fonds exceptionnel

La Société d’Histoire et d’Archéologie « Le Vieux Montmartre », depuis sa fondation en 1886, collabore étroitement avec les écoles élémentaires du 18ème arrondissement. Au printemps 1914, dès le début du conflit, elle prit l’initiative par l’intermédiaire de Monsieur Hutpin, secrétaire de la société savante et instituteur, de lancer un nouveau concours pour les enfants des écoles de la rue Lepic et de la rue Sainte-Isaure. Les jeunes élèves alors âgés de 6 à 13 ans vont ainsi produire plusieurs centaines de dessins et de rédactions entre 1914 et 1918.


La carte de sucre Olivier Perès 1917 (collection Le Vieux Montmartre)

Entrés dans les collections du « Vieux Montmartre » après guerre, 1 300 dessins et 150 rédactions constituent aujourd’hui une précieuse chronique de guerre, unique en son genre, tant par la quantité, la qualité et l'excellent état de conservation. Les écoliers y expriment leur vie quotidienne, leurs sentiments, leur vision pendant les quatre années de ce terrible conflit.


Charles Clerc 15 12 17 Femmes mobilisées (collection Le Vieux Montmartre)

100 ans plus tard, en 2018, nous rendons hommage à ces « Petits soldats de l’arrière » à travers cette collection de dessins à peine dévoilée qui sillonnent la France et l'étranger à travers de nombreuses expositons.


Un coin de Montmartre, Levasseur (collection Le Vieux Montmartre)


Lepic Michel(collection Le Vieux Montmartre)

Ces dessins ont reçu le Label "Centenaire 14/18" : http://centenaire.org/tresors-darchives

 

 
Vous souhaitez acquérir des cartes postales de ces dessins, 7 modèles sont disponibles adressez-nous votre demande par mail à : contact@levieuxmontmartre.com nous vous répondrons rapidement.

 

 

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